Baisse des taux
- Baisse modérée : les taux moyens reculent légèrement en septembre 2024, mais l’effet varie selon la durée et le profil emprunteur.
- Emprunter maintenant : pertinent pour profils stables disposant d’un apport de 10–15 % et d’une situation professionnelle solide et stable.
- Renégocier utile : envisager si l’écart excède 0,70 point, voire systématique au-delà de 1,00 point, après calcul des frais.
Les taux moyens des crédits immobiliers ont légèrement reculé en septembre 2024, selon les relevés des courtiers et la Banque de France. Cette baisse reste modérée et inégale selon la durée. Emprunter maintenant peut être pertinent pour les profils stables qui disposent d’un apport; renégocier devient intéressant si l’écart dépasse 0,70 point.
Le baromètre chiffré des taux immobiliers observés en septembre 2024 avec comparaisons
| durée | meilleur taux sept 2024 | taux moyen sept 2024 | variation vs août 2024 |
|---|---|---|---|
| 7 ans | 2,80 % | 3,00 % | -0,05 pt |
| 10 ans | 3,00 % | 3,20 % | 0,00 pt |
| 15 ans | 3,20 % | 3,35 % | +0,05 pt |
| 20 ans | 3,40 % | 3,55 % | +0,10 pt |
| 25 ans | 3,60 % | 3,75 % | +0,08 pt |
Les chiffres ci-dessus restent indicatifs. Les lecteurs doivent comparer ces valeurs avec les publications de la banque de France et les rapports de courtiers avant de décider.
Le tableau des meilleurs taux et des taux moyens par durée pour septembre 2024
Les courtes durées montrent les plus faibles taux moyens, autour de 3,00 %. Les durées longues conservent une prime de risque de 0,55 à 0,75 point. L’évolution mensuelle affiche des baisses légères sur 7 ans et des hausses modérées sur 15-25 ans.
1/ 7 ans : meilleur 2,80 %, moyen 3,00 %, variation mensuelle -0,05 pt, variation annuelle -0,50 pt.
2/ 10 ans : meilleur 3,00 %, moyen 3,20 %, variation mensuelle 0,00 pt, variation annuelle -0,40 pt.
3/ 15 ans : meilleur 3,20 %, moyen 3,35 %, variation mensuelle +0,05 pt, variation annuelle -0,30 pt.
4/ 20 ans : meilleur 3,40 %, moyen 3,55 %, variation mensuelle +0,10 pt, variation annuelle -0,20 pt.
5/ 25 ans : meilleur 3,60 %, moyen 3,75 %, variation mensuelle +0,08 pt, variation annuelle -0,15 pt.
Encadré décisionnel : les primo-accédants avec apport doivent envisager l’emprunt maintenant. Les emprunteurs en cours dont l’offre du marché est inférieure de 0,70 à 1,00 point bénéficient d’une renégociation. Les profils précaires doivent attendre une stabilisation plus nette des taux.
Les tendances chiffrées ci-dessus se lisent mieux avec le contexte macroéconomique; la section suivante relie ces chiffres aux leviers qui pilotent les taux.
Le contexte macroéconomique et les implications pratiques pour emprunter ou renégocier son crédit
La banque centrale européenne influence directement les taux courts via son taux directeur. Les banques ajoutent une marge commerciale et ajustent selon l’inflation et la demande. L’inflation encore supérieure à l’objectif pousse certaines banques à garder des marges protectrices.
Le rappel des facteurs influents dont le taux directeur et l’impact de l’inflation sur les taux bancaires
La BCE fixe le coût du refinancement, et ce coût détermine le plancher des taux. L’inflation augmente le risque de hausse des taux longs, ce qui renchérit les emprunts à long terme. Les marges bancaires reflètent la concurrence et la qualité du dossier emprunteur.
Source d’autorité : BCE et banque de France confirment que le taux directeur reste prudent; les marchés anticipent une stabilité ou de légères baisses dans les trois prochains mois.
Le guide pratique des seuils et conditions pour emprunter ou pour renégocier son prêt selon le profil
Les banques évaluent apport, stabilité des revenus, taux d’endettement et âge. Les emprunteurs disposant d’au moins 10 à 15 % d’apport et d’un emploi stable obtiennent les meilleures marges. La renégociation devient réellement intéressante à partir de 0,70 point d’écart et quasi systématique à partir de 1,00 point.
| durée | taux retenu | mensualité indicative | coût total indicatif |
|---|---|---|---|
| 15 ans | 3,30 % | 1 410 € | 253 800 € |
| 20 ans | 3,50 % | 1 159 € | 278 160 € |
| 25 ans | 3,70 % | 1 023 € | 306 900 € |
1/ Apport : 10–15 % facilite l’obtention d’un meilleur taux et d’une assurance plus compétitive. 2/ Stabilité : CDI ou revenus réguliers réduisent la marge exigée par la banque. 3/ Écart pour renégocier : viser 0,70 pt à 1,00 pt d’économie avant de lancer une demande.
Les lecteurs peuvent utiliser un simulateur de crédit pour affiner le calcul des mensualités et du coût total. Les dossiers complexes gagnent à être présentés à un courtier qui négociera l’assurance emprunteur et la marge bancaire.
Sources : banque de France, BCE, rapports de courtiers (mise à jour 30 septembre 2024). Pour agir, comparer plusieurs offres et faire chiffrer l’économie nette après frais de négociation.








